La fistulotomie reste aujourd’hui le traitement de référence des fistules anales, avec un taux de guérison très élevé. Toutefois, elle consiste à sectionner le trajet fistuleux en traversant les muscles du sphincter, ce qui peut entraîner une incontinence, en particulier chez les patients à risque. Pour ces situations, des techniques dites “d’épargne sphinctérienne” ont été développées. Au Centre de chirurgie digestive et de proctologie à l’île de la Réunion, les Drs Bekkar, Gadsaud-Dauvin et Roy évaluent chaque situation afin de proposer une solution sur-mesure, en conciliant efficacité et préservation de la qualité de vie.

Pourquoi choisir une technique d’épargne sphinctérienne ?

Si la fistulotomie permet une guérison dans plus de 90 % des cas, elle présente un risque de troubles de la continence (aux gaz ou selles liquides), notamment dans les situations suivantes :

Dans ces contextes, on privilégie les techniques d’épargne sphinctérienne, qui visent à traiter la fistule sans sectionner le sphincter. Leur efficacité est plus modérée (environ 50 à 70 %), mais elles permettent de réduire le risque d’incontinence.

Quelles sont les principales techniques d’épargne sphinctérienne ?

Le lambeau d’avancement rectal

Cette technique consiste à recouvrir l’orifice interne de la fistule par un lambeau de muqueuse rectale ou musculaire. Elle est indiquée pour les fistules hautes ou avec un orifice large, ainsi que pour certaines fistules recto-vaginales.

La colle de fibrine

Cette méthode simple et non invasive permet de remplir le trajet fistuleux avec une colle biologique. Elle favorise la fermeture par fibrose.

La ligature intersphinctérienne (LIFT)

Très utilisée pour les fistules transphinctériennes, cette technique vise à disséquer le trajet fistuleux dans l’espace entre les sphincters, puis à le ligaturer.

Le traitement au laser (FiLaC)

Le laser permet de détruire le trajet fistuleux de l’intérieur sans l’ouvrir. Il est particulièrement indiqué pour les fistules avec orifice interne étroit.

La radiofréquence (Fistura)

Encore peu répandue, cette technique repose sur l’application d’énergie thermique dans le trajet fistuleux, pour provoquer sa fibrose.

La section-reconstruction sphinctérienne

Dans certains cas, il est possible de réaliser une fistulotomie contrôlée, suivie immédiatement d’une suture du sphincter. Cette technique n’est pas une épargne à proprement parler, mais peut permettre une guérison sans perte de continence.

Les cellules souches adipocytaires (Darvadstrocel)

Ce traitement est principalement réservé aux fistules de la maladie de Crohn. Il consiste à injecter des cellules souches extraites de la graisse pour régénérer les tissus.

Comment évaluer la réussite du traitement ?

La guérison d’une fistule est évaluée cliniquement et radiologiquement :

Il est essentiel de poursuivre un suivi régulier pour prévenir les récidives et ajuster la stratégie si besoin.

Votre consultation à l’Île de la Réunion

Les techniques d’épargne sphinctérienne sont une avancée majeure dans la prise en charge des fistules anales, notamment chez les patients à risque d’incontinence. Bien qu’elles offrent des résultats plus modestes que la fistulotomie classique, elles permettent de préserver la qualité de vie des patients.

Au Centre de chirurgie digestive et de proctologie à l’île de la Réunion, les Drs Bekkar, Gadsaud-Dauvin et Roy évaluent avec précision chaque type de fistule pour proposer la technique la plus adaptée, en fonction de la topographie, de l’état du sphincter, et des antécédents du patient.

Vous souffrez d’une fistule anale ? Prenez rendez-vous pour une évaluation personnalisée et bénéficier des traitements les plus modernes et respectueux de votre continence.

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