Paris, le mardi 3 octobre 2023 – Une nouvelle étape cruciale dans la prévention de la santé des adolescents est franchie avec le lancement de la campagne de vaccination contre le virus HPV dans les collèges. Le Dr. Bekkar, chirurgien proctologique à l’île de la Réunion, nous éclaire sur les enjeux de cette initiative et les réticences qui l’entourent.

 

La vaccination contre le HPV : Un bouclier contre les cancers

 

Le vaccin Gardasil offre une protection à hauteur de 90 % contre les risques d’infection par le virus HPV, responsable de plus de 6 000 nouveaux cas de cancers divers chaque année. Cette campagne cible les élèves de 5ème, âge clé pour l’efficacité de la vaccination.

 

Une démarche préventive au cœur des écoles

 

Une particularité de cette campagne est la vaccination sur le temps scolaire, directement au sein des établissements. Initialement lancée en Normandie et en Nouvelle-Aquitaine, elle s’étendra rapidement sur tout le territoire. Les équipes mobiles de soignants prendront en charge cette vaccination, profitant de l’occasion pour proposer d’autres vaccinations de rattrapage, offrant ainsi une protection globale aux élèves.

 

Accès facilité et prise en charge totale

 

L’Assurance maladie prend en charge la totalité des frais liés à cette vaccination au sein des collèges, évitant ainsi toute avance de frais pour les familles. Cela représente un avantage significatif, sachant que la prise en charge en ville est limitée à 65 % et que le coût du vaccin peut être un frein pour certains.

 

Un retard à rattraper dans la vaccination HPV

 

La France est en retard en matière de vaccination HPV, avec des taux de vaccination bien en-deçà de ceux observés dans d’autres pays. Le lancement de cette campagne vise à combler ce déficit, en mettant l’accent sur la vaccination des adolescents, une démarche recommandée depuis 2007 pour les filles et depuis 2021 pour les garçons.

 

Des réticences et des débats : le rôle des établissements privés

 

La vaccination HPV rencontre des réticences, notamment dans les établissements privés. Certains invoquent des raisons logistiques, tandis que d’autres avancent des motifs idéologiques, soulignant la nature sexuellement transmissible du virus HPV. Le débat sur l’obligation de participation des établissements privés fait ainsi surface.

 

Le ministère de la Santé réagit : L’appel à la raison

 

Le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, exprime son regret quant à l’option laissée aux établissements privés de choisir de participer ou non à cette campagne. Il insiste sur la sécurité et l’efficacité du vaccin Gardasil, soulignant qu’il s’agit d’une mesure de prévention essentielle pour protéger les adolescents contre les cancers associés au HPV.

 

L’enseignement catholique se positionne en faveur de la vaccination

 

Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, souligne que la vaccination ne promeut pas une sexualité débridée. Il rappelle l’importance de la réalité face aux risques et plaide en faveur d’une vaccination responsable.

 

La campagne de vaccination contre le HPV dans les collèges marque une avancée majeure dans la prévention de la santé des adolescents. Le Dr. Bekkar encourage vivement les parents et les établissements à soutenir cette initiative qui vise à protéger la santé future de nos jeunes générations.

 

 

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